Les dimanches, il y a brunch et petit déj aux Bas Côtés

Tout est dans le titre: à partir de 11h, tous les dimanches aux Bas Côtés à partir du 3 février, il y a possibilité de prendre un brunch ou un petit déj aux Bas Côtés. Vous pouvez également ramener des jeux, ou vous nstruments de zizique pour taper le boeuf!

Qu'on se le dise!

Ce qui se passe en février

Salut à toutes et à tous,

Alors, que se passe-t-il aux Bas Côtés en février? Tout d'abord, pour celles et ceux qui le veulent, vous pouvez toujours envoyer un mail à lesbascotes (at) free.fr en nous demandant de vous mettre sur la mailist, afin de suivre tout ça de près!

Ceci étant dit, au programme:
Mardi 5 février, il y a la revue de la presse alternative et indépendante (Canars enchaîné, CQFD, Silence, Le Monde Libertaire, et j'en passe!), servie à l'heure de l'apéro avec les commentaires et les réactions de l'auditoire. La suite le mardi 19 février (bref, toutes les deux semaines) à 19h toujours.

Les mardis 12 et 26 février à 18h30, c'est l'atelier-enquête, pour apprendre à faire de l'enquête critique sur ce qui se passe dans le coin, bref à devenir de vrais journalistes quand on est un simple citoyen ou une simple citoyenne.
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Le vendredi 15 février à partir de 19h30, c'est Lily Lucas qui vient chanter pour nous. C'est de la chanson faussement ingénue, et pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, il y a son site sur myspace... L'entrée se fera à prix libre, et il y a aura un buffet à prix libre également.

Jeudi 21 février, à partir de 17h, il y a le café-tricot, ou comment apprendre à en faire (du tricot) et comment faire profiter les autres de ses connaissances dans le domaine!

Jeudi 28 février, à partir de 20h, c'est la soirée-jeux mensuelle: nous avons des jeux, amenez les votres, et on y jouera tous ensemble. En plus, il y aura des crêpes!

Le vendredi 29 à partir de 19h30, il y a également Rouge-Gorge, un groupe de chanson-rock française. Idem, en cherchant bien sur la Toile, vous devriez y trouver leurs compos quelques part... L'entrée se fera à prix libre, et il y a aura un buffet à prix libre également.

Ce qui se passe en janvier

Salut à toutes et à tous,

Un petit mot en ce début d'année (que nous vous souhaitons excellente) pour vous annoncer les premières choses à venir aux Bas Côtés. On vous prévient, cette rentrée est chargée!

Tout d'abord notez la projection vendredi 25 janvier à 20h du documentaire de Jean-Michel Carré "J'ai (très) mal au travail"."Le travail : obscur objet de haine et de désir". Stress, harcèlement, violence, dépression, suicide sont des thèmes de plus en plus fréquemment évoqués dans les médias à propos du travail. Depuis plus d'un an, Jean-Michel Carré a entrepris une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu'entretiennent les Français avec le travail et sa nouvelle organisation orchestrée par les nouvelles méthodes de management. Le film tente de comprendre au prix de quelles douleurs ou de quels bonheurs le salarié fabrique, résiste, crée, s'épanouit ou craque.

On commence mardi 8 à partir de 19h pour le premier apéro-revue de presse de l'année. Au programme, des articles ou extraits d'articles de la presse alternative et indépendante servis à l'heure de l'apéro avec les commentaires de l'auditoire. L'entrée est libre, la parole aussi. La seconde revue de la presse alternative et indépendante aura lieu le mardi 22 janvier, à 19h aussi.

Vendredi 11 à partir de 19h30, il y a Gruffaz en concert. Gruffaz fait parti du duo "Ste Rita et Nina la démone". Mais là, il vient seul nous voir, descendant du Trièves où il perche d'habitude. Gruffaz vient avec un piano, un clavier, et divers objets qui passent, jongler avec ses mots, nos maux. Un drôle de personnage s'installe devant nous. La magie opère, moins il chante fort, plus on tend l'oreille. Est-ce un fou ou un sage?
L'entrée se fera à prix libre, il y aura un buffet à prix libre aussi. Pour en savoir plus: www.gruffaz.net

Lundi 14 à partir de 20h, il y a aussi la rencontre-réunion mensuelle sur les thèmes liés à la décroissance. Partira-t-on sur de bonnes résolutions? Vu tout ce qui s'est dit à la dernière (voir http://grenoble.ouvaton.org), ça se pourrait bien. Pour ma part, je suis partant pour l'auberge espagnole, et pour l'échange de bouquins pour commencer à réfléchir ensemble, et pour l'exposé commun. On verra se qui se dira lors de cette nouvelle rencontre… Les curieux et les les curieuses sont bien évidemment les bienvenu-e-s!

Vendredi 25 à partir de 20h, il y a la projection du documentaire de Jean-Michel Carré "J'ai (très) mal au travail". Un peu plus de détail? "Le travail : obscur objet de haine et de désir"

Stress, harcèlement, violence, dépression, suicide sont des thèmes de plus en plus fréquemment évoqués dans les médias à propos du travail. Depuis plus d'un an, Jean-Michel Carré a entrepris une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu'entretiennent les Français avec le travail et sa nouvelle organisation orchestrée par les nouvelles méthodes de management. Le film tente de comprendre au prix de quelles douleurs ou de quels bonheurs le salarié fabrique, résiste, crée, s'épanouit ou craque.

Il y aura un buffet à prix libre.

Dimanche 27, de 15h à 18h, on accueille David Vercauteren et des membres de HB éditions qui viendront nous présenter le livre "Micropolitiques" et en discuter avec nous. La forme de cet après-midi n'est pas encore tout a fait définit, mais la rencontre sera riche, vu la teneur du bouquin présenté! Plus d'inofs sur le site de la maison d'édition: http://www.hb-editions.com/fo/a/175.html

Il y aura encore d'autres choses, mais pour le moment, vous en savez autant que nous. ALors bon vent à toutes et à tous, et surtout, qu'on se le dise!

Lettre d’un cheminot gréviste 18 novembre 2007

bonjour à toutes et à tous,

Un petit message pour vous faire découvrir un texte publié sur Indymedia Grenoble. et surtout, qu'on se le dise!



Chère cliente, cher client,

Je suis en grève aujourd’hui et je l’assume. Oui, j’assume de devoir vous poser des problèmes dans votre train-train quotidien, j’assume de vous obliger à modifier vos habitudes quotidiennes.

On m’accuse de vous prendre en otage. Mais vous ai-je enfermés, vous ai-je attachés ? Non, je vous laisse libres. Libres au milieu des contraintes que vous acceptez tous les jours sans vous en plaindre. J’assume pleinement de vous laisser voir vos chaînes, parce que ces chaînes sont aussi les miennes. Parce que moi aussi, je dois faire garder mes gamins quand je commence au petit matin, moi aussi, quand je rentre le soir, j’ouvre ma boite à factures qui naguère s’appelait boite aux lettres, moi aussi je m’affale parfois dans le canapé pour manger docilement la soupe de la télé, car moi aussi, je vis dans cette société. Oui, je l’assume. Comme j’assume les contraintes de mon métier qui me font vivre à part du groupe, qui me font travailler avant vous pour vous emmener bosser et après vous pour vous ramener à la maison. Pour vous emmener dans votre famille passer les fêtes, je ne les passerai pas dans la mienne. Je vous transporte et par définition, mon travail commence là où s’arrête le vôtre, et vice versa.

Quand j’ai pris la décision de faire ce métier, il y a 15 ans, j’ai pesé le prix de ma mise à l’écart de la vie collective, par les horaires farfelus. Ce prix, je l’ai accepté et j’entends me le faire payer.

Bien sûr, je ne suis pas le plus mal loti de la terre. Bien sûr, il y a bien pire et bien plus malheureux. Mais doit-on se sentir coupable d’avoir un toit en voyant les sans-abri ? Doit-on se sentir coupable d’avoir un emploi en comptant les chômeurs ? Doit-on se sentir coupable de se défendre ?

Ma défense, je l’ai préparée. Parce que les résultats des élections de mai ne laissaient aucun doute. Le conflit aurait lieu, historiquement il devait avoir lieu. Où et quand ? Vous avez la réponse aujourd’hui. Parce que, je ne vous le cache pas, Il était encore sur le yacht de Bolloré que je mettais de coté l’argent nécessaire à ce combat. S’il le faut celui prévu pour quelques projets futiles sera utilisé et tant pis si le home cinéma ne vient pas dans mon foyer cette année. Quoi, j’aurais pu me payer un home cinéma et je suis dans la rue ? Et bien ça aussi je l’assume. Et sans aucune honte depuis que j’ai lu que la marque qui commercialise le plus grand écran plasma, un joujou à cent mille euros, visait aussi le marché des particuliers en France. On me donne 2600 euros par mois pour conduire les trains, pas pour acheter mon silence et ma docilité. On trouve au MEDEF des syndicalistes bien mieux lotis ayant toujours une larme à faire couler sur leur sort.

C’est aussi pour ça que j’assume de faire grève aujourd’hui.

On m’accuse de ne pas faire preuve de solidarité parce que la réforme est nécessaire et doit être approuvée. A force de lire les rapports du Conseil d’Orientation des Retraites, à force de lire tout ce qui peut me tomber sous les yeux parlant de retraite, du sénat au blog débile, j’ai acquis la conviction que tous cela aurait pu être évité, pour moi comme pour vous, si nos dirigeants avaient préparé ces échéances comme j’ai préparé cette grève.

On nous a parlé de catastrophe, de faillite, de banqueroute même or n’importe quel économiste honnête vous le dira, en 2000, l’effort prévisible à réaliser, sans rien changer pour les retraites, pour les 40 années à venir était calculé inférieur à celui fourni pendant les 40 années passées. On a montré que le petit bout de la lorgnette, on n’a pas dit que la richesse du pays augmenterait plus vite que cette charge, même dans les pires scénarii. Il y avait ce problème du baby boom ? Et alors, est-ce une raison pour tout mettre à bas alors qu’il suffisait de remplir le fond de réserve des retraites créé en 2002, la seule véritable réforme honnête faite sur le sujet ? Que fait un ménage quand il sait qu’une dépense va venir ? Soit il économise, soit il emprunte, soit il attend et se serre la ceinture le moment venu. C’est cette voie qu’ont choisie nos dirigeants, c’est regrettable mais je suis citoyen et je respecte les suffrages. Alors cette politique qui n’est pas la mienne, je l’assume y compris les conséquences, y compris cette grève.

Aujourd’hui, je refuse de faire mon travail dans la société parce que j’ai un différent à régler avec cette société. J’utilise un moyen légal, constitutionnel, occasionnant une gêne que j’assume pleinement parce que je suis dans une entreprise qui fait des bénéfices et qui, seule, paye les avantages de mon régime de retraite. Une cotisation patronale supérieure de près de 12% à celle de votre patron, soit environ 500 millions, pour compenser un âge de départ inférieur au vôtre, dans des conditions souvent inférieures aux vôtres d’ailleurs. Le reste ? C’est ce que nous payerions ensemble si nous étions dans le même régime. D’ailleurs la compensation entre régimes bénéficie à 93.7% aux artisans, commerçants, salariés et exploitants agricoles, et en 2015, mon régime ne sera plus bénéficiaire du système mais deviendra contributeur. Ces 12% sont à moi, pas à mon entreprise qui voudrait bien les récupérer. Comme les cotisations patronales, que les patrons appellent volontiers « charges », sont à vous, payant par avance votre droit à la santé ou à la retraite. C’est parce que la seule personne volée dans cette réforme c’est moi, j’assume totalement de réclamer mon dû. On me dit que ce sont finalement les clients qui payent. L’a-t-on dit aussi fort aux clients de Carrefour qui on payé les conditions de fin d’emploi du patron d’alors ? Le dit-on aussi fort de toutes ces retraites chapeaux, primes de départs et autres joyeusetés faites aux dirigeants des grandes entreprises ? Le dit-on aussi fort des avantages d’autres salariés ? A ce dernier titre, il est bon de calculer que 5 années de bonus sur une carrière de 40 ans ne représentent finalement guère plus qu’un mois et demi par ans. Je n’ai jamais eu de treizième mois, l’avantage est-il si exorbitant ?

Alors j’assume ne pas vouloir perdre ces 12% dans cette réforme qui ne vous apportera rien. Le gain escompté est de l’ordre de 200 millions d’euros par ans. A ce rythme, il faudra 75 ans pour rembourser les 15 milliards de cadeaux fiscaux faits cet été ! Suis-je encore Le privilégié de cette société ?

Mais plus encore. Cette réforme, comme les précédentes, vous coûtera beaucoup, elle nous coûtera beaucoup à tous. Parce que c’est la solidarité que l’on tue aujourd’hui. Cette solidarité voulue par nos pères au lendemain de la guerre, cette solidarité insupportable pour qui se réclame du libéralisme et du chacun pour soi. Cette solidarité dont le sens profond ne dépasse pas, pour notre gouvernement, la notion de l’aumône dominicale. Mais pour moi elle a un sens, parce qu’elle est profondément humaine. C’est elle, le ciment de notre société. A quoi bon vivre comme les loups où le couple dominant mange en premier et où le dernier mange ce qui reste ? Tous mangent, certes, mais est-ce le modèle que nous voulons pour notre société ? Est-ce l’exemple pour nos enfants ? Ma conviction profonde est que la société humaine ne peut être basée que sur la solidarité, sur l’entraide mutuelle. C’est ce à quoi je crois et c’est pour cela que j’assume ce combat.

Et je me souviens de 1995. Vous étiez derrière nous à 75% ! Autre époque où nous portions l’espoir, où l’on a vu des personnes venir apporter une journée de salaire dans notre caisse de grève en nous demandant de faire la grève pour eux. La grève ce n’est pas mon métier. J’assume d’avoir laisser tomber cet espoir faute de pouvoir le porter seul. J’assume aujourd’hui de me battre d’abord pour moi, règle première de cette société libérale que je veux combattre. C’est paradoxal ? Oui, mais j’assume ce paradoxe parce que vous ne m’aimez plus aujourd’hui et que cette désaffection est le fruit d’un combat que vous n’avez pas voulu mener, croyant à tort que je le ferais pour vous. Nos père se sont battus, certains sont morts, pour nos congés, nos retraites, notre santé et pour bien d’autres choses encore. Qui se souvient aujourd’hui du prix payé par eux pour nos avantages de salariés de pays riche ?

Certains perdront leur boulot paraît-il. Mais qui est assez stupide pour m’accuser moi et laisser en paix cette crevure de directeur du personnel qui utilisera cyniquement cet alibi, ce sous-homme incapable de considérer son prochain comme son égal dans la difficulté ? Et bien, oui, j’assume de fournir cet alibi fallacieux à cette personne qui ne devrait rien avoir à faire dans la société des hommes.

Il n’y a pas si longtemps, nous, cheminots, avions un slogan plein d’avenir, nous voulions partager le progrès pour tous. Souvenez-vous : « Le progrès ne vaut… » Où est-il ce progrès, aujourd’hui où l’Homme de ce siècle a enfermé sa liberté dans une télé et un portable ? Où l’on vante les soi-disant mérites du libéralisme sans parler de ses inconvénients comme la précarité ? Où l’on détruit l’avenir de nos enfants en oubliant les combats de nos pères ? Où l’on brade notre société solidaire pour peu qu’on nous fiche la paix ? Où est-il le progrès aujourd’hui ?

J’assume tout cela, chère cliente, cher client, j’assume tout.

Philippe DUVERNAY

Ce qui se passe en novembre

Salut à toutes et à tous,

Un petit messager pour vous annoncer la suite des aventures aux Bas Côtés. Ca se mélange toujours, en continuant de croire qu'en suivant les chemins de traverse, on arrive toujours là où on voulait aller!

On commence lundi 12 novembre à 20h, avec la réunion-rencontre mensuelle sur les thème de la décroissance. Pour se rencontrer, discuter, échanger des idées, partager et lancer des projets. Pour se tenir au courant, le site des objecteurs de criossance de Grenoble: http://grenoble.ouvaton.org

On continue le lendemain mardi 13 à 19h, la traditionnelle revue de la presse alternative et indépendante. Des articles, des extraits d'articles de cette fameuse presse qui peut se payer le luxe de dire ce qu'elle pense vu qu'elle ne dépend de rien ni de personne (et surtout pas de la pub!). Des morceaux chois donc du Canard enchaîné, de CQFD, de la Décroissance, du Plan B, de Silence et de l'age de faire, j'en oublie et j'en passe. C'est servi frais à l'heure de l'apéro, avec les commentaires et les réflexions de l'auditoire.

Ca se poursuit ensuite le jeudi 15 novembre, avec un café tricot, qui commence à 17h et se déroule ensuite comme une pelote de laine. Vous voulez apprendre à tricoter? Vous voulez découvrir d'autres techniques? Vous voulez partager votre savoir-faire? Ou tout simplement passer un bon moment? Eh bien c'est le bon endroit et le bon moment pour le faire. Avis aux amateurs et amatrices.

A peine le temps de souffler le week-end, et on reprend le mardi 20 à 18h30, avec la réunion de coordination pour la création d'un journal indépendant sur Grenoble. C'est un peu long à expliquer ici. Celles et ceux qui cela intéresse pourront venir se rendre compte par eux-mêmes de quoi il retourne!

Et le jeudi 22, à partir de 18h, il y a le vernissage de l'exposition de Chloé Giroud, qui réaccroche ses toiles pour un petit mois. Elle nous propose de nouvelles oeuvres, après sa série "Les Muses" qu'elle avait exposé l'année dernière.

Et le vendredi 23, que se passe-t-il donc? Eh bien à partir de 19h30, il y a les Babouches Sauvages qui viennent nous faire danser les oreilles. Ahmed et les siens ont plus d'une corde à leurs guitares et à leur oud, et après nous avoir fait découvrir la musique arabo-andalouse avec le groupe Thara, ils reviennent dans un genre musical différent, mais c'est toujours aussi bon. Car il n'y a que deux genres de musique dans le monde: la bonne et la mauvaise. Là, ce sera du swing manouches à la babouche et de la chant-son française. Et aux Bas Côtés, on ne passe que de la bonne musique (enfin, c'est mon avis). Là, l'entrée sera à prix libre, et il y aura un buffet pour manger, à prix libre lui aussi.

Et pour finir? Eh bien le mardi 27, il y a à nouveau la revue de la presse (mais pas avec les mêmes articles, rassurez-vous, on ne radote pas encore!) à 19h.

Et, cerise sur le gâteau, le jeudi 29, à partir de 20h et toute la soirée, il y a la soirée jeux du mois. toujours le même principe: vous aimez jouer (ou pas d'ailleurs), alors venez faire un tour. On vous proposera des jeux divers (c'est de saison...) et vous pouvez, si le coeur vous en dit, amener les vôtres, ils seront les bienvenus (et vous avec). en plus, comme d'hab, il y aura des crêpes!

Alors, qu'on se le dise, non?

Les revues de presse aux Bas Côtés

Suite à une demande de plusieurs personnes, je mets en ligne sur le site un bref raccourci de ce qui a été proposé aux esgourdes de l'auditoire pour les revues de presse. Les remarques des personnes présentes faisant parti de l'instantané de la rencontre, elles ne figurent pas ici. J'espère que ça permettra à chacun et à chacune de voir un peu ce qui s'y dit, et vous donnera peut-être l'envie de venir voir et écouter de vos propres yeux.

La revue de presse du 16 octobre

Ce n'est pas les informations parues qui manquaient! Il faut faire un tri. Alors j'ai trié un peu. En piochant dans le Plan B pour commencer, on a pu constater que trois hebdomadaires nationaux (le Point, le Nouvel Obs et l'Express) ont pu faire leur Une du 23 août sur le même thème: Lui. Une véritable originalité, tant sur la forme (trois Une, trois photos de notre omniprésident) que sur le fond des sujets abordés. C'est ce qu'on appelle le journalisme à la française sans doute.

Plus sérieusement, la première rubrique avait pour thème "Les abeilles aussi ont des antennes". Le journal CQFD s'était fait l'écho en mai d'une action solitaire (hélas) ayant eu lieu à Millau le soir du premier tour des élections présidentielles: un groupe de personnes avaient ce soir sectionnés les câbles de l'antenne-relais de télévision de Millau. Les habitants avaient été privés de leur bourre-mou pendant trois (avec en prime plus de radio, ni de réseau Bouygues et SFR, Orange restant épargné).

On a, comme il se doit, crier à l'acte de terrorisme (il suffit de comparer les conditions de vie à Millau à Bagdad pour s'en convaincre...). Enfin, pas trop fort, car aucun média ne s'en était fait l'écho. Or, le Plan B (et le Monde Libertaire) nous explique que l'un des "erroristes" (oui oui, un "erroriste", vous avez bien lu) a été alpagué par les gendarmes du coin. Il a avoué son acte odieux sans révéler le nom de ses complices. Figurez-vous que cet homme (dont la présomption d'innoncence a été bafouée par les canards locaux, bien entendu) est un dangereux récidiviste: il avait déjà manifesté pour le maintien de la maternité à l'hôpital de St Affrique dans l'Aveyron (scandaleux!) et qu'il avait perpétré également des actions anti-pub à visage découvert, pour lesquelles il avait été condamné (inadmissible!). Comme dit un dessin humoristique d'Andy Singer: dire aux gens de consommer à la télévision, ce n'est pas politique. Mais dire aux gens de ne PAS consommer, c'est politique...

La loi sur la récidive (vous savez, celle avec les peines planchers) fraîchement mise en place permettra à ce personnage extrêmement dangereux de risquer (selon le Plan B) deux ans de prison minimum et cinq années au maximum. Un comité de soutien se met en place.

Sur le même thème des antennes-relais, le journal La Décroissance nous informe que les USA ont perdu entre 60 et 90% de leurs abeilles sur 27 états, et que le Québec subit une perte de 40%. Les causes sont multiples (pesticides, OGM disséminés en tête) mais une équipe de chercheurs de Coblence pensent que les émissions des antennes de téléphonie mobile pourraient être responsables. Vous regrettez la disparition des abeilles? Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

La rubrique suivante s'intitulait "De l'autre côté du miroir". D'un côté du miroir, le discours habituel sur l'immigration subie et la traque aux sans-papiers. De l'autre, un papier de CQFD qui est allé à l'aéroport de Bamako recueillir la parole de personnes fraîchement expulsées. Ca change... A côté de ça, tout va bien: le Canard enchaîné du 3 octobre nous informe que les 30 secondes de pub durant la mi-temps du match France-NZ étaient facturées... 130 000€. Il y a 15 minutes de mi-temps, donc 30 messages de pub... A côté du rêve, la fraîche qui tombe dans les poches de... toujours les mêmes!

Dans la dernière rubrique, intitulée "Faillite et compagnie", on apprenait que le ministère de l'Intérieur, qui avait engagé des intérimaires pour remplir les lettres avec les promesses de nos chers candidats aux législatives, n'a toujours pas payé lesdits précaires (prêt de 1000 euros chacun quand même, quand on a rien, ça permet d'acheter les épinards pour mettre le beurre dessus!). Et le magazine Silence d'octobre nous informait que la dette des USA dépassait l'entendement: 28 000 milliards d'euros. Personnellement, je ne vois pas ce que ça peut bien représenter. en tout cas, ça donne des arguments à balancer à son banquier quand on est à découvert...

En guise de conclusion, un article du Plan B, intitulé "Quand le parti socialiste était socialiste" nous remettait aux oreilles les discours tenus par Jaurès (celui des avenues et des rues) et Blum à leur époque (respectivement avant 1914 et entre 1920 et 1940). On se rend facilement compte à leur écoute qu'ils ne sont pas aussi à droite que les dirigeants du PS actuels veulent bien nous le faire croire. Un exemple? Un extrait du discours de Jaurès (discours sur les Deux méthodes avec Jules Guesde, 26 novembre 1900 à Lille): "D'abord, et à la racine même [de la lutte des classes, note du Plan B], il y a une constatation de fait, c'est que le système capitaliste, le système de la propriété privée des moyens de production, divise les hommes en deux catégories, divise les intérêts en deux vastes groupes, nécessairement et violemment opposés. Il y a d'un côté ceux qui détiennent les moyens de production et qui peuvent ainsi faire la loi aux autres [demandez aux licensiés de 2007 si ce n'est plus vrai], mais il y a de l'autre côté ceux qui, n'ayant, ne possédant que leur force de travail et ne pouvant l'utiliser que par les moyens de production détenus précisément par la classe capitaliste, sont à la merci de cette classe capitaliste".

Ca décoiffe, non? Bon, personnellement, je suis plus fan du "Droit à la paresse" de Lafargue et de ce genre de choses, mais quand même: vous voyez Hollande ou Fabius tenir un discours pareil à l'heure actuelle?

Les choses ont changé, sont devenues plus "complexes", et la mondialisation nous impose ce que nous ne voulons pas? Si vous le dites... Moi, je croyais bêtement que c'était une histoire de volonté commune et de démocratie directe... Et de désertion de la Machine-Travail-Planétaire!

Allez, la prochaine revue de presse sera le 30 octobre, toujours à 19h. Qu'on se le dise!

On m'a dit de vous dire...

Une petite information comme ça, en passant: il y a une réunion publique jeudi 27 septembre à partir de 20h à la Bifurk (rue Gustave Flaubert si ma mémoire est bonne) pour permettre l'information de celles et ceux qui souhaiteraient prendre des informations ou adhérer à une AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne). Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une organisation collective et locale qui permet à une paysan du coin de livrer de façon hebdomadaire à une groupe de consommateurs et de consommatrices une certaine quantité de légumes, le tout étant fixé par accord commun entre le producteurs et vous. LE panier peut s'étoffer pour celles et ceux qui le désirent au fur et à mesure avec des fruit,s des oeufs, de la viande, et j'en passe.

Des groupes de consommateurs s'associant librement avec des producteurs sans intermédiaire, et où tout le monde trouve son compte sans passer par l'Etat... L'anarchie serait-elle en marche?